Association qui a pour but de rassembler les personnes intéressées par la culture italienne : cours d'italien, ateliers de cuisine italienne, gastronomie,voyages, visites de sites, conférences, films italiens ,échanges et relations entre les adhérents et les citoyens italiens notamment ceux de Formigine ville jumelée de Saumur.
L'Écossais qui a défié le Duce (sans le savoir) Saviez-vous que l'un des plus beaux jardins du monde est né du rêve d'un capitaine écossais et… des directives de Benito Mussolini ? 😲
En 1931,le capitaine Neil McEacharn, le botaniste et voyageur infatigable, tombe amoureux du lac Majeur. Il achète une propriété à Verbania avec un seul objectif : en faire le jardin de ses rêves. Mais en 1940, la guerre éclate. McEacharn, étant britannique, devient un « ressortissant ennemi » et doit fuir l'Italie. La villa risque la saisie. Pour la sauver, il imagine un plan ingénieux : il en fait don à l'État italien en échange d'un droit d'usufruit viager. La villa est réquisitionnée et devient un lieu de représentation fasciste. Lorsque Mussolini la visite, il est tellement ébloui par sa beauté qu'il ordonne à ses soldats de prendre le plus grand soin de chaque plante. Ironie de l'histoire : les soldats italiens ont méticuleusement protégé le jardin de leur « ennemi ». Le dénouement (suspense) : Mais comment un seul homme a-t-il réussi à transformer tout un promontoire en paradis tropical ? Un secret se cache derrière les jumelles et les carnets du capitaine... et une collaboration extraordinaire y est pour quelque chose.
Le duc napoléonien et le génie des jardins.
Pourquoi un jardin botanique situé sur les rives du lac Majeur porte-t-il le nom de « Villa Taranto » ? Lorsque le capitaine McEacharn a acquis le domaine, il a décidé de le rebaptiser en l'honneur d'un illustre ancêtre : Étienne Macdonald.
Ce général écossais d'origine française a combattu aux côtés de Napoléon Bonaparte ; ce dernier l'a nommé maréchal d'Empire sur le champ de bataille et lui a conféré le titre de « duc de Tarente ». Un nom qui unit l'Écosse, la France et l'Italie.
Mais la véritable magie de la villa n'aurait pas été possible sans une autre rencontre capitale : celle avec Henry Cocker, un jeune jardinier de génie venu des prestigieux jardins de Kew, à Londres. Tandis que le capitaine parcourait le monde pour récolter des graines rares, Cocker, à Verbania, concevait des systèmes d'irrigation avant-gardistes pour pomper l'eau directement dans le lac et permettre la survie de plantes jamais vues auparavant en Europe.
Le dénouement : le lien entre le capitaine et son œuvre était si viscéral qu'il a transcendé les limites de la vie elle-même. Saviez-vous que Neil McEacharn réside encore aujourd'hui à la Villa Taranto ?
Le gardien silencieux de la Villa Taranto
En flânant dans les allées fleuries et au bord des bassins de nymphéas de la Villa Taranto, on découvre un lieu secret où le temps s'est arrêté pour toujours. 🕯️ En 1964, à l'âge de 80 ans, le capitaine Neil McEacharn s'est éteint sous la véranda de sa villa bien-aimée, le regard tourné vers ses plantes. Il n'a jamais voulu quitter ce coin de terre qu'il avait choyé pendant plus de trente ans. Aujourd'hui, au cœur du parc, entre les arbres centenaires et la dense forêt de rhododendrons, se dresse une chapelle-mausolée. C'est là que repose le capitaine pour l'éternité. Et il n'est pas seul : à ses côtés se trouve la famille du docteur Antonio Cappelletto, son administrateur et ami le plus cher, celui qui a protégé la villa durant les années sombres de la guerre. McEacharn est resté sur place, devenant le gardien silencieux du jardin botanique qu'il nous a offert à tous.
Conclusion : la prochaine fois que vous vous promènerez parmi les parfums de la Villa Taranto, tendez l'oreille : c'est l'histoire d'un capitaine écossais qui murmure à travers les feuilles.
Amici, en Italie, Ferragosto, c'est le grand rendez-vous de l'été, une journée de fête, de retrouvailles, de repas interminables et de soleil, célébrée chaque 15 août.
Son histoire commence il y a plus de deux mille ans, lorsque Rome décide qu'en août, même le travail peut attendre. Le nom vient du latin "feriae Augusti", les fêtes d'Auguste.
La tradition est associée à l'empereur Auguste et à l'organisation d'une période de repos et de célébrations au mois d'août, notamment après les grands travaux agricoles.
Le calendrier romain réserve alors des journées aux fêtes, aux sacrifices et au repos, tandis que la société profite d'un moment de pause après les efforts de la saison.
Le détail qui surprend, c'est que le Ferragosto de la Rome antique ne tombe pas le 15 août.
La fête est à l'origine liée au 1er août, les Kalendae Augusti. Le nom reste, tandis que la date évolue au fil des siècles.
Avec le christianisme, le 15 août prend une autre dimension : l'Église célèbre ce jour-là l'Assomption de Marie. Ferragosto se rattache alors au 15 août et les deux traditions finissent par coexister, transformant une fête héritée du monde romain en l'une des grandes célébrations de l'été italien.
La fête conserve pourtant son caractère populaire. Au fil des siècles, les promenades, les sorties, les repas, les fêtes et les divertissements se multiplient.
À Rome, à l'époque moderne, Ferragosto devient également l'occasion de spectacles et de réjouissances populaires.
Le grand tournant vers le Ferragosto que l'on connaît aujourd'hui arrive au XXe siècle.
En août 1931 apparaissent les "trains populaires", des convois ferroviaires proposant des tarifs fortement réduits et permettant à des milliers de personnes de rejoindre les stations balnéaires, les lieux de villégiature et les villes d'art.
Les réductions atteignent jusqu'à 80 % du tarif ordinaire et ces voyages participent au développement du tourisme de masse en Italie.
À partir de là, Ferragosto devient de plus en plus un rituel collectif : la mer, la montagne, la campagne, les grandes tablées, les pastèques, les grillades, les plats préparés pendant des heures et cette étonnante capacité italienne à transformer un déjeuner en véritable événement.
Le 15 août devient ainsi le jour où l'on part, où l'on mange, où l'on trinque, où l'on se retrouve et surtout où l'on ralentit.
La fête change de visage, mais conserve une idée très ancienne : après le travail vient le moment de s'arrêter et de partager la joie.
Aujourd'hui, Ferragosto traverse plus de deux mille ans d'histoire sans perdre son ingrédient principal, être ensemble. Des fêtes de la Rome antique aux plages bondées, des voyages en train aux grandes tablées sous le soleil, tout change autour de nous, mais l'envie de célébrer l'été reste bien présente.
Amici, connaissiez-vous cette tradition du Ferragosto ? Si vous deviez vous envoler pour l'Italie un 15 août, vous choisiriez plutôt l'ambiance des plages bondées, un piquenique en montagne ou une grande table à l'ombre des oliviers?
Changement d’embarquement par rapport aux années précédentes : la venue du Prince Albert de Monaco à l’Ecole de Cavalerie nous prive de l’accès au Chardonnet ! Nous nous retrouvons, chargés de nos valises à 13h30 sur la place Marc Leclerc à Saumur pour le départ en car vers l’aéroport de Nantes ! Décollage prévu vers Milan à 18 h pour une arrivée à 19 h 35. Après l’enregistrement de nos bagages et le passage aux contrôles (mouvementés pour certaine car la sécurité ne laisse aucune chance à ceux qui ne respectent pas les consignes !), nous essayons de tuer le temps d’attente, pour certains en déambulant dans l’aéroport, pour d’autres en se réconfortant par des sandwiches et des cafés ! Après un vol sans histoire, nous sommes accueillis par notre accompagnatrice Caterina.
Caterina
Nous découvrons une charmante et élégante femme blonde, pas tout à fait le canon italien auquel nous pensions !
En car, nous prenons la direction du Lac Majeur pour l’installation à l’hôtel Green situé à Corgeno. Malgré l’heure tardive nous sommes accueillis par un personnel sympathique. La découverte de nos chambres fait craindre, à certaines frileuses , la fraicheur de la nuit ! Les demandes de couvertures supplémentaires font sourire le personnel mais il y répond avec gentillesse ! Nos amies découvriront des couvertures dans le placard de leur chambre ! Nous pourrons dîner d’un repas simple typiquement italien sans un SPRITZ ! La soirée est bien avancée et la fatigue nous appelle à la sobriété !
Vendredi 8 mai
Après une nuit perturbée par les décollages des avions de l’aéroport tout proche, nous nous retrouvons frais et dispos pour un sympathique petit déjeuner et à 9 h 45, nous partons vers Stresa et les îles Borromées. Ces 3 îlots face à Stresa sont, depuis le XVe, la propriété de la famille princière Borromée. Un bateau privé nous attend au port pour la découverte de l’Isola Madre. Une guide nous fera parcourir le somptueux jardin botanique de 8 ha, l’un des plus riches et des plus anciens d’Italie, planté d’essences rares et exotiques.
Protea
Un vrai régal pour les yeux et l’odorat. Un magnifique paon blanc jouera les vedettes et se prêtera à la pose pour les photographes !
le salon vénitien
La visite se poursuit par le Palais qui abrite quelques meubles du XVIIIe exceptionnels, trois petits théâtres de marionnettes (17e et 19e s) et entre autre, un ravissant salon vénitien du 18e s.
Théâtre de marionnettes
Fin de matinée et départ vers l’Isola dei Pescatori.
Cette île a conservé son authenticité et nous parcourons avec plaisir ses ruelles paisibles et typiques. Nous avons des images plein les yeux et il est nécessaire de nous remettre de toutes nos émotions artistiques. Un déjeuner dans un des nombreux restaurants viendra nous réconforter !
Nouvel embarquement, notre matinée se poursuit par la visite de l’Isola Bella.
Le palais Borromeo est un palais baroque , datant principalement du XVII°s. Il recèle des salles ornées de peintures murales et de tableaux de maîtres, des caves "grottes" décorées de galets et des jardins fleuris organisés sous une forme pyramidale en dix terrasses successives (37m de hauteur)
Dans ce splendide palais baroque , bâti par Charles III Borroméo en l’honneur de son épouse Isabella. Napoléon y séjourna en 1797
Nous parcourons les Salons d’apparat, la Galerie Berthier et ses chefs d’œuvre, les salles somptueusement meublées. Le parcours nous conduit aux grottes où rocailles et coquillages évoquent les fonds marins. Les jardins disposés en gradins déploient des parterres éclatants et sont agrémentés de statues. Ils évoquent un décor de théâtre avec, au sommet, un spectaculaire amphithéâtre en forme de coquille. Une photo du groupe immortalisera cet ensemble !
la salle de musique
la salle de bal
la galerie Berthier
Théatre de marionnettes
Grotte décorée dans le style "rocaille"
jardin en terrasse d'Isola Bella
Nous dirons au revoir aux îles pour un retour vers Stresa et regagner notre hôtel. Le dîner fut l’occasion de fêter les 80 ans de notre ami Alain avec bougies sur le gâteau et chants entonnés joyeusement par une chorale improvisée à laquelle participeront Caterina et notre chauffeur ! Miracle de la chanson populaire « la Polenta « ! Une belle ambiance amicale pour finir la journée !
Joyeux Anniversaire ALLAIN
Samedi 9 mai
Lugano
Nous partons vers Lugano en Suisse que nous visitons sous la conduite d’un guide fort sympathique. Station balnéaire sur les bords du lac Majeur marquée par une influence italienne qui se reflète dans ses palais aux couleurs pastel et ses rues animées. Des boutiques luxueuses avec des marques internationales nous rappelleront que nous sommes bien en Suisse ! Nous découvrons l’église Ste Marie des Anges et ses magnifiques fresques, dont celle de la Passion du Christ peinte par Bernardino Luini en 1529.
la Passion du Christ de B. LUINI
Nous reprenons le car vers Locarno, ville de villégiature italophone. Nous serons surpris par l’animation du centre-ville où des centaines d’Alfa Romeo sont en exposition !
Les rues pittoresques de la vieille ville seront plus tranquilles ! Nous apprécions le calme de l’église Santa Maria Assunta et son jardinet ! Le château des Visconti du 14e s a fière allure avec ses tours et ses épaisses murailles. Un historien italien (Marino Vigano) a émis l’hypothèse qu’il aurait pu être dessiné par Leonardo da Vinci !
Eglise de Ste Maria Assunta
Après un rapide déjeuner nous regagnons la gare pout prendre
le train des 100 vallées à destination de Domodossola. Promenade pittoresque au milieu des forêts, des cours d’eau, des montagnes sauvages, des cascades sur 52 km avec franchissement de 83 ponts et 32 tunnels !
Voyage reposant avant de regagner notre hôtel. Un apéritif aux accents italiens sera prétexte à des échanges fort joyeux ! Nous pensons à ranger nos valises pour un futur hébergement à Milan
Dimanche 10 mai
Nous faisons grise mine au réveil en constatant que la pluie s’est invitée au voyage ! Munis de parapluies, d’imperméables, nous partons vers Verbania pour une visite de la Villa Taranto et son jardin. La déception est grande quand nous apprenons que la villa ne se visite pas, elle abrite une préfecture, seul le jardin est accessible. Nous pourrons apercevoir la belle bâtisse au bout du Parc ! Courageusement, sous la pluie, nous parcourons les allées du magnifique jardin. Azalées, rhododendrons, camélias, bruyère et autres essences nous consolent de notre déconvenue ! Certains écourteront la promenade pour éviter une humidité persistante !
villa donnée par Neil McEacharn devenue la préfecture de Verbania
Après un café bienvenu, le car nous transporte vers Orta. Toujours sous la pluie, nous découvrons une agréable petite ville médiévale aux rues pavées, aux maisons ocres. Le charme de ce village nous fera oublier, un temps, la pluie l
Piazza Motta et le Palazzotto
Des restaurants typiques nous accueilleront et nous irons prendre un petit train qui nous fera retrouver un plaisir enfantin ! Il nous conduira au port d’Orta pour embarquer vers l’île de San Giulio.
Isola de San Giulio
La basilique San Giulio et un couvent, occupent la plus grande partie de l’île ! La basilique (période romane 9e-12e ), est vraisemblablement édifiée à l’emplacement d’une église du 4e s. Elle abrite de véritables trésors artistiques : colonnes intérieures toutes différentes provenant de structures antiques, un ambon en serpentine, une chaire sculptée ornée de figures symboliques et de motifs végétaux, chef d’œuvre roman. Des fresques médiévales et baroques ornent les murs.
L’atmosphère paisible se prolonge à l’extérieur le long de la Via del Silenzio, ponctuée de pancartes incitant à la méditation et où résonnent simplement nos pas et nos échanges respectueux du site ! Ce lieu hors du temps restera gravé dans notre mémoire et certains songeront à revenir à Orta et son île ! Nous quittons le port d’Orta, toujours avec le petit train pour rejoindre le car ! Milan et notre nouveau logement, l’ hôtel Belstay , nous attendent.
Lundi 11 mai 2026
La journée sera consacrée à la découverte de Milan, capitale économique du Nord de l’Italie. Notre guide, Maurizio, nous attend de pied ferme et véloce pour la visite du château des Sforza. Le rythme rapide conduit par Maurizio entraine des protestations au sein de notre groupe qui a du mal à suivre ! Moment suspendu, délicat, qui devient plus serein après intervention de Caterina ! Ouf ! nous avons craint un éclat et une rupture ! Devenu plus compréhensif, Maurizio nous entraîne vers le Duomo, chef d’œuvre du gothique flamboyant, majestueux monument emblématique de la ville, 3e plus grande église du monde. La foule des touristes nous fait craindre un délai d’attente important pour pénétrer dans l’édifice ! Mais non ! Notre guide a ses entrées ! (il regagne notre estime !) et nous pourrons admirer l’intérieur imposant de la cathédrale !
Intérieur du Duomo
Tous ces marbres, ces vitraux nous impressionnent ! Maurizio va s’attarder sur la description d’un vitrail relatant l’Histoire Sainte, exposé un peu trop long pour nombre d’entre nous ! L’extérieur mérite aussi notre contemplation, les multiples statues (plus de 2000), les clochetons, les sculptures resplendissent dans une couleur rose qui reflète le soleil. Le parcours se prolonge par la Galleria Vittorio Emmanuel II, le “salon de Milan”. Sous des voutes de verre et de fer, se met en scène l’art de vivre à la milanaise, avec des cafés, des restaurants, des enseignes de marques de luxe !
Galleria Vittorio Emanuele II
A l’heure du déjeuner, notre guide nous entraîne vers une pizzeria ! Auparavant, nous aurons négocié la visite du Théâtre de La Scala, non prévue au programme, autre lieu mythique de la ville et son Musée attenant. Moment privilégié sous la conduite d’un Maurizio étincelant, acteur, mime, clown, brillant ! Ce musée présente des costumes de scène scintillants, des instruments et des portraits des grands noms de l’opéra. Nous aurons « côtoyé » : Verdi, Puccini, Toscanini, La Callas…. ! Cette visite sera le clou de notre journée. Nous n’aurons aucun mal pour dénicher un restaurant afin de bien clôturer notre journée.
Maurizio
Mardi 12 mai
Nous partons vers Côme, que nous traverserons à l’aller et au retour sans pouvoir visiter ! Souvenir d’un genou douloureux pour notre amie Laurence qui ratera des marches face à la statue d’Alessandro Volta ! Hommage trop poussé ? Plus de peur que de mal heureusement ! Elle fut plus chanceuse que Dany qui a passé le séjour avec un bel hématome au visage après une chute sur le trottoir de Milan.
Nous embarquons en bateau public sur le Lac de Côme en direction de
Bellagio. Véritable omnibus, le bateau dessert toutes les petites villes situées au bord de ce splendide lac.
Villa ERBA ayant appartenue aux parents de L ViscontiVilla Balbianello
Les villas construites sur ses rives rivalisent de luxe et de beauté architecturales ! De véritables palais s’offrent à nos yeux ! Nous aurons pu admirer, de loin, une des demeures de George Clooney , celle des parents de L. Visconti ou la villa Balbianello!
BELLAGIO
Arrivés à Bellagio, nous déjeunons au restaurant « Splendide » avant de déambuler dans cette sympathique ville. La découverte sera de courte durée mais nous serons attirés par une rue très animée, très pentue, de nombreuses boutiques aux vitrines déployant la particularité de la région : les carrés et autres écharpes de soie !
Mais pas le temps de faire des emplettes, le bateau nous emporte pour Tremezzo en face de Bellagio !
Villa CARLOTTA
La Villa Carlotta nous attend ! Splendide demeure au bord du lac, elle enchanta Stendhal et Flaubert ! Propriété au 16e-18e s de la famille milanaise Clerici, au 19e s elle est achetée par un proche de Napoléon, le marquis Sommariva qui va collectionner la majorité des œuvres que nous allons découvrir, surtout de nombreuses statues d’artistes réputés : Canova, Tadolini, Hayez entre autres. Ce palais déploie depuis la rive et son ancien port privé, un majestueux escalier en pierre qui conduit, par un passage couronné d’agrumes, à des jardins réputés pour les somptueuses plantations de rhododendrons et azalées. Malheureusement, lors de notre visite, la floraison est terminée !
Statue de Palamede d'Antonio CANOVA
Nous reprenons le bateau pour Côme et retour vers le car à vive allure, trop vive pour certains !
La traversée de la place, traitresse pour Laurence, sera l’occasion pour Martine et Micheline d’esquisser une joyeuse valse interprétée par un violoniste de rue ! Dîner tardif à l’hôtel sans apéritif !
Mercredi 13 mai
La ville de Bergame et le Lac Iseosont au programme.
Un guide nous accueille pour monter dans un funiculaire en direction de la ville haute. Nous nous prêtons avec curiosité et enthousiasme à ce mode de transport ! Il franchit les épais remparts vénitiens et aboutit sur une pittoresque petite place, Piazza del Mercato delle Scarpe. La ville est riche de son passé, en témoignent les lieux que nous visiterons. Sous la conduite de notre guide nous emprunterons les rues de la vieille ville :
Arrêt devant un lavoir du Moyen Age
qui faillit créer un troisième accident : notre amie Monique a perdu pied mais sans gravité ! Plus de peur que de mal !
Palazzo TERZI
Piazza Terzi avec un Palais que nous ne visiterons pas mais nous admirerons l’entrée à travers une grille,
Chapelle Colleoni
Piazza del Duomo avec la Basilique Santa Maria Maggiore et la Cappella Colleoni.
Cette chapelle est un joyau de la renaissance lombarde, mausolée de Bartolomeo Colleoni, Seigneur de Bergame au 15e s. Son élégante façade en marbre polychrome affiche une décoration exubérante. L’intérieur est décoré de sculptures d’une extraordinaire finesse, de fresques de Tiepolo et de stalles Renaissance, il abrite le tombeau de Colleoni. Cette chapelle est fermée par des grilles en fer arborant le blason du Seigneur des lieux. Ce blason sera l’attraction de notre visite ! Les Trois Testicules, représentatifs des singularités glorieuses de Colleoni, sont sensés porter chance à qui les touche et certains ne se priveront pas de ce rituel, à notre grande joie !
Blason de Bartolomeo COLLENIPalazzo Nuovo (bibliothèque) et la fontaine ContariniLa Tour civique ou Campanone
Nous achevons notre visite avec la Piazza Vecchiaornée d’une splendide fontaine offerte par le Doge de Venise au 18e s. Cette place est encadrée par deux palais : l’un abrite la Bibliothèque, l’autre en face, le siège de la Région. Un Palais du 12e s abrite le Musée historique de Bergame.
Palazzo della Ragione
Après un déjeuner de spécialités italiennes (pour la plupart d’entre nous !), nous retrouvons le funiculaire pour la descente vers le car.
Nous prenons la direction du Lac d’Iseo et Sulzano.
Sulzano et le Monte Isola
Nous laissons les autres lacs aux rives mondaines et nous goûtons le calme et la beauté paisible de cette partie de la Lombardie.
Nous embarquons à Sulzano pour la découvertes des îles du lac et contournons Monte Isola (la plus grande), île de Loreto, Saint Paul.
C'est à SULZANO en 2016 que Christo a créé une oeuvre d'art éphémère
"les jetées flottantes "
(the Floating Piers )
L'ensemble représentait une promenade flottante reliant le village de Sulzano à l'île de Monte Isola et à l'îlot de San Paolo
Isola LORETOIle San paolo
Les iles ne sont pas toutes habitées de façon permanente mais nous apercevons de magnifiques demeures, sans luxe ostentatoire, entourées d’oliviers et d’arbres fruitiers. George Sand serait venue deux fois à Monte Isola : avec Alfred de Musset, avec Frédéric Chopin. Elle mentionne l’île dans son roman Lucrezia Floriani : « le petit lac d’Iseo n’a rien de grandiose dans son aspect et ses abords sont doux et frais…. ».
Peschiera
Nous faisons halte à Peschiara sur Monte Isola. Ce charmant village de pêcheurs respire la tranquillité, les rues étroites, en pente sont animées de boutiques de souvenirs mais avec simplicité.
Eglise San Michele
Nous visitons l’église de San Michele du XVIIe siècle. Il reste encore sur cette île une fabrication de filets de pêche et nous pourrons voir l’artisan au travail. Après dégustation gourmande de gélateria, nous repartons vers le port.
Atelier de filets de pêche
Nous sommes attendus pour le traditionnel apéritif festif de fin de séjour, moment très convivial. Ravis et légèrement enivrés par le Spritz, nous partageons le dernier dîner à l’hôtel Belstay.
Jeudi 14 mai
Nous bénéficions d’un temps libre pour découvrir d’autres lieux de Milan. Certains admireront les œuvres présentées à la Pinacoteca Ambrosiana, au musée d'Art moderne
au Musée du Design, , à la Pinacoteca di Brera,
cour de la pinacotèque Brera
d’autres, plus courageux (ou sportifs) iront faire les ultimes photos des Navigli (canaux) de Milan.
I NAVIGLI
Mais il sera également possible de flâner dans Milan et dénicher quelques souvenirs ! Nous ne raterons pas le rendez vous à 14 h pour acheminement vers l’aéroport de Milan Malpensa, décollage à 16 h 55. Notre arrivée à Nantes vers 19 h se fait sous un ciel gris, nuageux. Au revoir l’Italie ! Arrivée bien arrosée à Saumur, sous une pluie battante qui ne permettra pas les salutations avant la dispersion ! Telle une volée de moineaux , tous s’engouffrent le plus rapidement possible dans les véhicules en attente sauf Laurence qui a voulu avoir la dernière chute en s'affalant sur les valises!🤪
Notre séjour nous a permis de découvrir la Lombardie, sa ville emblématique Milan, ses paysages si touristiques et sa gastronomie : incontournables pâtes et pizzas, risottos, polenta, polenta e osei (gâteau typique de Bergame imbibé de rhum avec crème pralinée) et il gelato alla "stracciatella " créée à Bergame également.
Merci à Bernadette Le Quellec pour le résumé de notre voyage
LaJournée internationale des femmes, également appeléejournée internationale des luttes des droits des femmes, est célébrée le8 mars. C'est une journée internationale mettant en avant la lutte pour lesdroits des femmeset notamment pour la fin desinégalités femmes-hommes.
C'est laRussie soviétiquequi est le premier pays à l'officialiser en 1921 en faisant un jour férié mais non chômé jusqu'en 1965[8]. L'événement restera principalement cantonné aux pays dubloc socialistejusqu'à la fin des années 1960, lorsqu'il sera repris par ladeuxième vague féministe[8]. Dans ce contexte, une Journée des femmes en Europe a été organisée enBelgiquele, en présence deSimone de Beauvoir, et a rassemblé 8 000 femmes[9].
C'est finalement en1977que lesNations uniesofficialisent la journée, invitant tous les pays de la planète à célébrer une journée en faveur des droits des femmes. La « Journée internationale des femmes » fait ainsi partie des 87journées internationalesreconnues ou introduites par l'ONU. C'est une journée de manifestations à travers lemonde : l’occasion de faire un bilan sur la situation des femmes dans la société et de revendiquer plus d'égalité en droits.
Traditionnellement, lesgroupesetassociationsde femmesmilitantespréparent des manifestations partout dans le monde, pour faire aboutir leurs revendications, améliorer lacondition féminine, fêter les victoires et les avancées.
En Italie , la 1° "festa della donna" officielle a eu lieu le 8 mars 1946 au lendemain de la seconde guerre mondiale
Elle fut organisée par des féministes italiennes qui cherchaient non seulement à honorer la contribution des femmes pendant la guerre mais aussi à revendiquer l'égalité politique et sociale dans la nouvelle république du pays.
Dès ses origines , cette fête revêtait une dimension à la fois politique et rituelle. Aujourd'hui, marches et manifestations côtoient souvent diners entre amies , bouquets de mimosas et vitrines de gâteaux dorés.
En Italie , protestation et plaisir se côtoient depuis longtemps à table.
Le MIMOSA , symbole de la "festa della donna"
En 1946 ,les féministes choisirent le mimosa comme symbole .Cette fleur ,qui fleurit début mars, est très répandue et très abordable dans l'Italie d'après guerre, ce qui la rendait accessible aux femmes de toutes catégories sociales.
Aujourd'hui, ses grappes jaune vif ornent tous les marchés et les coins de rue.
Les femmes s'offrent des bouquets en signe de solidarité.
Le mimosa est devenu indissociable de cette fête tant visuellement que culturellement
L'une des traditions modernes est la " cena tra donne". Le soir du 8 mars , des groupes de femmes se réunissent aux restaurants ou à la maison pour célébrer l'amitié , l'indépendance et le partage d'expériences.
Bien que cette fête ait des origines politiques , elle est également devenue un rituel social.
Certains pensent que sa commercialisation en atténue la dimension militante, d'autres y voient une forme d'autonomie et de solidarité exprimée autour d'une table
TORTA MIMOSA : dessert emblématique
Un gâteau ''éponge'' garni de crème pâtissière et souvent parfumé à la liqueur d'agrumes.
De petits cubes de gâteaux sont disposés sur la surface pour évoquer les fleurs du mimosa.
Bien que ses origines exactes soient sujettes à débat , il a connu une grande popularité au milieu du XX°s et reste un incontournable des pâtisseries italiennes au début du mois de mars.
Le thème du mimosa ne se limite pas au dessert. Restaurants et cuisiniers amateurs mettent cette couleur à l'honneur avec des risotto au safran ,des pâtes dorées et des oeufs mimosa
Encore une petite anecdote à propos du carnaval de Venise
Quand vous allez au carnaval de Venise, vous vous attendez à voir des masques, de beaux costumes, des concerts, du théâtre de rue....mais quand le programme annonce "la coupe de la tête du taureau " ??? 🙄 vous êtes intrigués.
Pourquoi un taureau, des personnages qui portent une panière de pain, d'autres avec une tête de porc ?
Eliane EteveEliane Etève
Eliane Etève
La « Ballata delle Maschere con il Taglio della Testadel Toro »
"la Ballade des masques avec la coupe de la tête du taureau " est une reconstitution historique qui se déroule chaque année le jeudi saint pendant le Carnaval de Venise .
Cet événement commémore la victoire du Doge Vitale Michiel II en 1162 sur le Patriarche Ulrico d'Aquilée et ses douze seigneurs féodaux rebelles.
La bataille fut très violente et, pour marquer l'évènement, le Doge ordonna au Patriarche d'offrir chaque année au peuple vénitien un taureau, douze pains et douze porcs gras.
Ainsi, chaque année le taureau et les porcs (alias le Patriache et ses seigneurs) étaient amenés sur la place principale et étaient moqués par tout le peuple vénitien
L'évènement atteignait son apogée quand on coupait la tête du taureau. C'était si spectaculaire qu'il a donné naissance à l'expression " tagliare la testa al toro" qui est utilisée quand quelqu'un prend une décision finale.
La mort du taureau était suivie de celle des 12 porcs et la viande était généralement partagée entre les habitants.
Cette tradition est mise en scène sur la place Saint-Marc par l'association « Compagnia L'Arte dei Mascareri », en collaboration avec la compagnie théâtrale Pantakin.
Lagondole est unebarquede couleur noire à une rame utilisée dans la ville deVeniseenItalie.
Histoire
Le nom de gondole est mentionné pour la première fois dans un décret dudogeVital Faliero de Donien1094. Mais son aspect actuel remonte en partie auXVIe siècle. Undécret dogal de 1562imposa la couleur noire afin de mettre un terme à la compétition ruineuse qui opposait les riches vénitiens, ambitieux de posséder l’embarcation la plus richement décorée.
Avant cette réglementation, la gondole était menée par deux rameurs et ne se distinguait pas des autres embarcations vénitiennes hormis le fait qu’elle était utilisée comme moyen de transport privé de personnes. Ainsi, jusqu’au début de laSeconde Guerre mondiale, les patriciens et les riches commerçants de la ville, engageaient des gondoliers pour leur service personnel.
Description
La gondole utilisée à Venise au début duXXIe siècleest constituée de 280 morceaux de bois de 8 essences différentes (chêne, mélèze, noyer, cerisier, tilleul, cèdre, acajou, et sapin) et de deux pièces métalliques situées à laproueet à lapoupe. L’embarcation mesure 10,8 mètres de long et 1,38 mètre de large pour un poids de600 kilogrammes. Basse et légère pour être maniable, elle est propulsée par un seul rameur qui se tient debout à l’arrière gauche en ramant du côté droit, d’où l’asymétrie de la gondole, modification introduite auXIXe siècle. L’axe transversal est ainsi décalé vers la droite pour tenir compte du poids du gondolier tandis que le côté gauche est plus courbé afin de garder une trajectoire droite.
L’unique rame est en boisindonésienet mesure 4,20 mètres. Plate, elle n’est pas fixée, ce qui permet de la dégager rapidement, et s’appuie simplement sur laforcola, pièce en bois généralement constituée de noyer, coupée dans un seul morceau de bois et taillée selon les mensurations du gondolier. Lesmorsi(mors), ces huit échancrures arrondies, sont utilisés pour ramer. Chacun est utilisé pour une manœuvre précise (marche avant, marche arrière, virage court, rotation sur place). La bougie placée à l'opposé du gondolier sert à éclairer la nuit et apporte une note de romantisme. Lecavali(« cheval »), ornement à mi-longueur de la gondole au niveau des accoudoirs, représente des figures allégoriques comme un hippocampes ou une sirène.
"Il fero de prua" la figure de proue
(terme vénitien pour désigner la figure de proue de la gondole) était à l’origine utilisé pour contrebalancer le poids du gondolier.
Au cours duXVIIe siècle, il acquit une symbolique précise.
Les six barres horizontales parallèles symbolisent les sixsestieri(« quartiers ») de Venise et la barre située en arrière l’île de laGiudecca
La grande partie en haut du ferro représente le chapeau d'un doge (autrefois dirigeant de la ville de Venise).
Enfin, l’espace vide formé par la rencontre de la figure supérieure et de la première barre représente lePont du Rialto. Il est toujours blanc.
Les "squeri ", chantier naval ou desqua(d)ra, outil de charpentier) construisent les gondoles tandis que les "remeri" fabriquent les rames et sculptent les "forcola". Il faut actuellement environ un mois pour fabriquer une gondole, dont le modèle standard coûte 20 000 euros. Il y a environ 500 gondoles à Venise, or la vie moyenne d'une gondole est de 20 ans, donc pour maintenir une flotte constante, lessquerifabriquent 20 à 30 gondoles par an.
Gondoliers
Aujourd’hui la gondole n’est plus utilisée que par les touristes. Si aujourd’hui433 gondoliers ont un permis de navigation. On a estimé à 10 000 le nombre de gondoles auXVIe siècle. Les gondoliers constituaient autrefois une caste à part, qui voulait qu'un père transmette les secrets de son savoir à l’un de ses fils.
Ce système a disparu depuis 1980 et le gondolier est désormais sélectionné sur concours ouvert à tous.
Traditionnellement masculine, la profession ne s'est ouverte que récemment aux femmes, et difficilement.
En 2009, une première femme a obtenu l'autorisation de conduire une gondole, elle officie dans le quartier deDorsoduro.
L’une des ambitions du gondolier est de participer un jour au championnat annuel : gagner le concours et appartenir à une famille qui comprend des lauréats est très important. La plus grande course annuelle est laRegata Storica. S’entraîner pour la gagner est un souci constant car les concurrents sont très nombreux. Aligner deux ou trois succès classe le jeune rameur parmi les plus solides réputations. La course atteint cinq kilomètres, qu’il faut souvent parcourir en pleine chaleur.
LeCarnaval de Venise est célèbre pour sa forte identité et sa capacité à préserver les masques traditionnels inspirés de la commedia dell’arte qui demeurent magnifiques au cours des siècles, grâce à l’imagination et à la créativité d’artisans Vénitiens passionnés.
L'histoire du carnaval de Veniseest très ancienne et a caractérisé la vie, y compris la vie politique, de la Sérénissime.
On peut dire que toute l'histoire de la République de Venise a été marquée par une recherche permanente d'équilibre entre l'ordre et la bienséance d'une part, et la nécessité d'apaiser les tensions sociales en donnant un débouché aux classes sociales défavorisées d'autre part (en essayant ainsi d'éviter les mécontentements et les émeutes).
Le carnaval de Venise : l'histoire d'un ancien rituel païen qui change de visage au fil du temps
Les origines du Carnaval remontant au moyen âge, peuvent être reconduites à la date de 1094 puisqu’il est mentionné dans une charte du doge Faliero. Il faudra attendre 1269 pour que le Sénat établisse formellement mardi gras comme jour de fête la veille du Carême.
Il y aura ensuite une pléthore de lois pour déterminer et réguler les divers aspects du Carnaval de Venise, puisque de nombreux groupes masqués turbulents avec leurs blagues et leurs inventions (jet d’œuf pourri sur les gens, jeu violent sur animaux, etc) souvent sous en état d’ivresse, menaçaient la paix et la moralité de la ville.
A Venise, dans la période de la Sérénissime, les excès du carnaval ont été tolérés par les gouvernements pour trouver un équilibre entre d’une part, l’ordre et la bienséance voulue pour la ville et, d’autre part, la nécessité d’apaiser les tensions sociales en donnant gratuitement des loisirs, même pour les milieux les plus défavorisés, afin de prévenir troubles ou émeutes.
Il faut rappeler que l’utilisation du masque et du déguisement confondant femmes et hommes était très répandue à Venise même pendant les périodes hors carnaval, pour permettre des activités où l’anonymat était important, pas exemple le jeu, et de donner aux protagonistes d’activités libertines l’anonymat nécessaire pour mener à bien leurs quêtes amoureuses.
Origine du Carnaval de Venise:
les gloires du 18ème siècle
Au XVIIIème siècle, époque des libertins et du célèbre Giacomo Casanova, le Carnaval atteint le sommet de sa splendeur. Pendant cette période le funambule chargé de faire « le vol de l’Ange » du campanile de la place Saint marc connaît un accident mortel. Le vol est donc substitué par le vol de la colombe en bois, comme nous le connaissons encore aujourd’hui.
Après les années 1800, l’utilisation du masque a été progressivement interdite et c’est Napoléon qui interdira la manifestation au XIXème siècle. Après la Seconde Guerre mondiale, l’utilisation de masques est réintroduite, mais l’esprit du Carnaval de Venise a disparu: il sera restauré dans toute sa splendeur vers 1979, principalement grâce à la volonté des citoyens Vénitiens.
On retrouve les costumes historiques de carnaval qui n’ont jamais été complètement perdus depuis le 18ème, période d’apogée de cette tradition. Les ateliers de masques et de costumes foisonnaient, les attractions de jonglerie et d’acrobatie, le théâtre et la Commedia dell’Arte, le tout dans les plus pures traditions vénitiennes.
Carnaval de Venise :
histoire des plus célèbres masques
On considère comme masques les couvertures de visage ou déguisements d’ensemble. Parmi les masques pour couvrir le visage, le plus populaire au XVIIIème, et toujours parmi les favoris, est la Baùta : c’est un masque blanc qui reproduit les traits masculins avec un nez proéminent et une main couvrant sa bouche, mais laissant beaucoup de place pour s’exprimer, boire et manger. Il était porté aussi bien par les hommes et les femmes, en raison de sa commodité et de la couverture parfaite des traits du visage, combiné avec le chapeau à trois cornes, l’un des chapeaux les plus en vogue à l’époque, et la cape noire typique appelé tabarro.
LaBauta, dont tout le costume prend le nom, couvre la tête et descend sur épaules jusqu’au coudes et est formé de deux parties. La partie supérieure rend méconnaissable, faisant disparaître tous les détails possibles de la tête et des vêtements. Un trou ovale encadre le visage, cachant également le menton. La partie inférieure sert à rendre le costume plus somptueux montrant toute la richesse de l’individu. Qui pouvait se le permettre, utilisait la dentelle appelé “pizzo” ou “merletto”, soie très précieuse et très recherché qui coûtait une fortune. La couleur de la Bauta était toujours strictement noire.
Le reste du visage était caché par un masque, dit“Volto”. Le masque était la stylisation du visage humain, avec la partie sous-jacente du nez très proéminant, permettant de parler, de manger et de boire sans le retirer. Celui-ci n’avait pas rubans mais se portait encastré entre le chapeau et le front, de manière à rester comme suspendu et à ne pas s’appuyer contre le visage. De cette façon, il était possible d’utiliser le masque pendant des heures sans désagréments. La matériel avec lequel était fait le masque était le papier-mâché, éventuellement renforcé avec du plâtre ou des bandes de gaze, garantissant la légèreté et donc le confort lors de son usage, mais qui ne permettait pas une utilisation durable du masque. De nos jours, seulement deux “Volti” originaux du XVIIIème siècle nous sont parvenus, et sont conservés au Metropolitan Museum of Art de New York.
Lechapeauchange suivant la mode de l’époque, mais généralement les représentations du XVIème et XVIIème siècle montrent des chapeaux tricorne. En effet, le tricorne était très pratique : celui qui désirait retirer le “volto” un instant, pouvait l’encastrer dans les rebords du chapeau jusqu’au moment de l’utiliser de nouveau. Cette fonction du chapeau se retrouve d’ailleurs représenté dans de nombreux tableaux d’époque.
Parmi les masques les plus connus, on trouve Colombina, la servante vénitienne, et celui renfrogné de Pantalon.
La plupart des masques que vous pouvez admirer pendant le Carnaval de Venise, de nos jours, sont inspirés du répertoire luxueux des costumes vénitiens d’époque, combinant les masques comme la Bauta avec un plus ou moins large éventail d’accessoires, fleuris ou décorés. Souvent, à Venise on utilise aussi le déguisement de groupe : deux ou plusieurs personnes se regroupent sous un thème déterminé, avec des résultats particulièrement spectaculaires. Ce qui est sur est que le Carnaval de Venise est très élégant.
Les traditions du Carnaval de Venise
La période du carnaval n’est pas seulement une succession de jours de plaisir et de défilés de masques, mais est marquée par des journées spéciales avec des rites et des traditions culinaires originales.
Le vol de l’Ange: c’est une tradition séculaire qui a évolué au cours des siècles. Son origine serait du XVIIe siècle, quand un funambule turc a atteint le sommet du Campanile en marchant sur une corde attachée à la jetée, en la redescendant ensuite de façon spectaculaire.
De nombreux acrobates ont répété le vol excitant, qui descend du campanile à la Loggia jusqu’au XVIIIème siècle, date de l’incident fatal. Il fallu attendre 2001 pour que la tradition soit restaurée avec de vrais «anges» en chair et en os, choisis parmi des personnalités éminentes telles que athlètes et chanteurs, généralement des femmes.
La fête des Maries: Cette tradition séculaire, fondée au Xe siècle a été répété avec des variations infinies. Le 2 février, jour de la purification de Marie, était célébrée dans la basilique de San Pietro di Castello la bénédiction de femmes ainsi que les mariages de douze filles, choisies parmi les plus pauvres et les plus belles des différents quartiers de la ville. Les nobles de la ville fournissaient tenues, bijoux et dot aux élues qui défilaient à travers les canaux et participaient à des rituels.
En 973, des brigands auraient enlevés aussi bien bijoux et épouses lors d’une cérémonie. La réponse des Vénitiens ne se fut pas attendre: ils retrouvèrent les brigands et l’or volé et libérèrent les femmes. Ceux-ci furent exécutés et jetés à la mer. La « Fête des Maries » a donc été ainsi célébrée pour fêter le retour des femmes.
Le Défilé des 12 plus belles femmes de Venise se déroule habituellement l’après-midi du premier samedi du carnaval. Le départ est prévu de San Pietro Castello, le long de Riva degli Schiavoni jusqu’à atteindre la place Saint Marc.
Fritelle et Galani: les gâteaux typiques du Carnaval de Venise sont les « Fritelle », boules de pâte sucrée frites et souvent farcies à la crème, mais aussi agrémentés de raisins secs (version à la vénitienne) , et les « Galani », également appelés crostoli ou chiacchere, une sorte de bugne saupoudrée de sucre.
« Les Quatre Saisons » de Vivaldi est véritablement un tableau musical qui illustre le cycle et l'alternance des saisons , chacune avec ses caractéristiques propres.
L'histoire des « Quatre Saisons » de Vivaldi commence avec le Printemps : la tonalité choisie pour ce premier concerto, mi majeur, évoque la lumière pure et chaleureuse du printemps.
C’est l’une des partitions les plus jouées au monde. Dès leur composition il y a 300 ans, les “Quatre Saisons” de Vivaldi font un carton plein.
Mais pourquoi un tel engouement ?
Réponse avec Amandine Beyer, violoniste et cheffe d’orchestre.
Éditées il y a tout juste trois siècles en 1725, à Amsterdam, les “Quatre Saisons” apparaissent déjà comme un chef d’œuvre à part dans les partitions de Vivaldi, déjà très célèbre à Venise et dans le reste de l’Europe. Dans ces quatre concertos, Vivaldi met en musique le cycle des saisons. Un thème très simple qui parle ainsi au plus grand nombre, comme nous l’explique la violoniste Amandine Beyer, qui a enregistré l’une des versions de référence de l’œuvre : « C’est au-dessus des passions. Si on n'a jamais été amoureux ou si on n'a jamais été triste, de toute façon, on a quand même vécu les saisons. C'est un cycle, donc ça a vraiment ce charme d'une histoire complète, sans être trop long non plus. Une année en 40 minutes, c'est quand même pas mal ! »
Au début du XVIIIe siècle, Vivaldi signe l’un des premiers concertos pour soliste tel qu’on le connait encore aujourd’hui, avec un instrument seul – ici, le violon – qui dialogue avec le reste de l’orchestre. « Le concerto pour soliste, ça existait déjà un petit peu avant, mais Vivaldi l'a complètement magnifié. Il a écrit plus de 200 concertos pour violon et beaucoup de concertos pour violoncelle, pour flûte, pour flûte à bec, pour basson, pour mandoline. » Chaque concerto suit la forme classique du concerto baroque, soit en trois mouvements : vif, lent, vif.
Un sonnet pour chaque concerto
L’autre particularité majeure des “Quatre Saisons”, peu connue, c’est que chaque concerto est accompagné d’un sonnet décrivant la saison. Sur ce point, une énigme demeure : « Il y a un grand débat pour savoir si ces sonnets sont de la main de Vivaldi ou pas. Moi, je pense que oui car le texte colle tellement à la musique et la musique colle tellement au texte, que je ne peux pas imaginer que ce soit une autre personne que le compositeur qui les ait écrits. » En plus de ces sonnets, des annotations accompagnent les portées musicales de la partition originale. On peut ainsi lire « Le chien aboie », au-dessus des notes jouées par l’alto dans le concerto du “Printemps”, ou encore lire « Dans le froid extrême, claquer des dents » lorsque les violonistes frottent leurs cordes pendant “l’Hiver”. « Quand on joue, on a ce texte sous nos yeux, c’est fascinant ! Selon moi, c’est ce qui fait une grande partie du charme des Quatre Saisons. »
Résolument descriptives, les “Quatre Saisons” ont chacune leur propre identité.
Les instruments imitent les sons de la nature.
«Le printemps, c’est une saison assez insouciante », raconte Amandine Beyer. « C’est la période du semis, de la fête et de l’espoir ». Pour imiter le vent dans les feuilles des arbres par exemple, Vivaldi recourt à deux violons qui se superposent, pendant qu’un chien aboie grâce à l’alto.
Alors que l’été, qui commence en sol mineur, est un concerto beaucoup moins agréable. On ressent toute la chaleur et le poids de l’été. » En effet, le personnage du paysan « s'afflige car il craint l’orage furieux », comme on peut lire sur la partition, peu de temps avant que l’orage très célèbre des “Quatre Saisons” n’éclate dans le dernier mouvement du concerto.
« L’automne, c’est le moment le plus arrosé des Quatre Saisons », plaisante Amandine Beyer. « C’est un moment joyeux, ça parle de vin et de la saison des vendanges ». Pour retranscrire les festivités, Vivaldi illustre chutes et cavalcades dans une série de gammes et d’arpèges très rapides. « C’est un concerto très drôle, mais aussi très challengeant ».
Enfin, l’hiver prend place, « mon concerto préféré », caractérisé par le froid piquant. Les cordes frottées à toute vitesse illustrent les battements des pieds pour se réchauffer. « Vivaldi a même trouvé une musique pour les claquements de dents ! », conclut la violoniste.
Malgré leur succès du vivant de Vivaldi, les “Quatre Saisons” et le reste de ses partitions tombent dans l’oubli après sa mort. Il faut attendre le XXe siècle pour que sa musique soit redécouverte. Aujourd’hui, les “Quatre Saisons” sont parmi les morceaux classiques les plus connus à travers le monde. « Je les ai jouées plusieurs centaines de fois sur scène et à chaque fois, j’essaie de faire ressentir au public toute la fraîcheur de cette pièce », témoigne Amandine Beyer. « Quand je joue, j'ai l'impression de faire un voyage dans le temps et de revenir 300 ans en arrière avec le sentiment que, finalement, ce n’est pas moi qui bouge mon archet, c'est Vivaldi ».
C’est la Journée internationale de la cuisine italienne :
Chaque année, le 17 janvier marque un rendez-vous sacré pour les gourmets du monde entier : la Journée internationale de la cuisine italienne. Que vous soyez un mordu de la pizza napolitaine ou un inconditionnel des pâtes al dente, cette date est l’occasion parfaite de célébrer un héritage qui dépasse largement les frontières de la Botte. Entre anecdotes historiques, chiffres surprenants et spécialités régionales méconnues, plongée dans un univers où la simplicité des produits locaux se transforme en une véritable science de la convivialité.
Un hommage qui vient de loin
On pourrait croire que cette fête est née au cœur de Rome ou de Florence, mais la réalité est un peu différente. Ce sont les « Itchefs », ces cuisiniers italiens expatriés aux quatre coins du globe, qui ont lancé l’idée. Leur but était simple mais ambitieux : protéger l’authenticité de leurs recettes face aux nombreuses adaptations parfois douteuses que l’on croise à l’étranger. En choisissant le 17 janvier, ils ne font pas les choses au hasard puisqu’ils se calent sur la Saint-Antoine, le protecteur des animaux mais aussi, de façon plus pragmatique, celui des bouchers. C’est une période où, historiquement, on se retrouvait pour partager des plats réconfortants et généreux.
La pizza, une passion française dévorante
Il y a un chiffre qui fait souvent sourire nos voisins transalpins : les Français sont les deuxièmes plus gros consommateurs de pizzas sur la planète. On en engloutit environ 1,5 milliard par an, ce qui nous place juste derrière les États-Unis mais devant l’Italie elle-même ! Pourquoi un tel succès chez nous ? C’est sans doute parce qu’elle coche toutes les cases du repas idéal : c’est convivial, plutôt abordable et déclinable à l’infini. Pourtant, si l’on veut respecter les règles de l’art, seules deux recettes sont officiellement sacrées à Naples. Il y a la Marinara, d’une simplicité désarmante, et la célèbre Margherita, dont les couleurs rappellent le drapeau italien. Elles restent les piliers d’un savoir-faire qui ne tolère aucun compromis sur la qualité de la pâte.
L’icône absolue qui traverse les époques
D’ailleurs, si l’on demande à n’importe qui sur la planète de citer spontanément une recette transalpine, la pizza arrive en tête sans la moindre hésitation. Elle est devenue, au fil des décennies, l’emblème universel de ce pays. Mais attention, quand on parle de célébrité, c’est la version napolitaine qui décroche la palme, celle dont la pâte lève longuement pour devenir cette galette souple et bordée d’une croûte gonflée. Ce plat a réussi le tour de force de rester une nourriture de rue très simple tout en étant classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sa notoriété est telle qu’elle occulte parfois la complexité du reste du répertoire culinaire italien, mais elle reste la porte d’entrée favorite de tous les gourmands.
L’art complexe de la pasta
Sinon, pour ceux qui penchent plutôt du côté des pâtes, le sujet est presque inépuisable. Chaque forme, qu’il s’agisse des Spaghetti, des Penne ou des Fusilli, a été conçue pour capturer la sauce d’une manière spécifique. C’est presque de l’ingénierie culinaire. On ne choisit pas une forme de pâte par hasard, on la sélectionne en fonction de la texture de l’accompagnement. Et puis, il y a l’éternel débat sur la cuisson. Le fameux « al dente » n’est pas qu’une question de goût, c’est aussi une manière de respecter le produit et d’assurer une meilleure digestion. Faire ses propres pâtes à la maison demande un peu de patience, mais la récompense est immense, surtout quand on les marie à un pesto frais ou une sauce bolognaise qui a mijoté pendant des heures.
Le véritable pilier des repas quotidiens
D’ailleurs, en Italie, elles constituent le cœur battant de l’alimentation des italiens. Qu’elles soient sèches ou fraîches, on les retrouve quotidiennement sur la table. Ce qui est fascinant, c’est que leur préparation change radicalement d’une ville à l’autre. Au Nord, on aura tendance à les trouver riches en œufs et accompagnées de beurre, tandis qu’au Sud, la semoule de blé dur et l’huile d’olive reprennent leurs droits. Elles ne sont pas un simple accompagnement, elles sont le fondement même de la structure nutritionnelle et culturelle de la péninsule.
Au-delà du duo classique
Et si vous avez envie de sortir des sentiers battus ce samedi soir, la cuisine italienne a énormément d’autres trésors à offrir. Chaque région possède ses propres pépites qui méritent qu’on s’y attarde. Voici quelques options pour varier les plaisirs :
Les Arancini : ces boules de riz frites venues de Sicile, souvent fourrées au ragù ou à la mozzarella.
La Porchetta : un rôti de porc aux herbes absolument divin, servi en tranches fines.
Les Saltimbocca alla romana : du veau, du jambon cru et de la sauge, le tout poêlé au vin blanc.
La Parmigiana : un gratin d’aubergines qui met tout le monde d’accord.
Le Vitello Tonnato : un plat froid du Piémont qui surprend par son mélange terre-mer.
Une culture de la transmission
Il faut bien le reconnaître, Ce qui rend surtout cette gastronomie italienne si universelle, c’est sans doute sa capacité à rassembler les gens autour d’une grande table. En Italie, le repas est un moment sacré, une pause dans le tumulte du quotidien. On y parle fort, on partage les plats placés au centre et on prend le temps. C’est cette chaleur humaine que les chefs cherchent à transmettre à travers leurs assiettes. Qu’on soit dans un petit bistrot de quartier ou dans un grand restaurant étoilé, l’esprit reste le même : le respect du produit brut et l’amour du geste bien fait. C’est une cuisine qui ne cherche pas forcément la complexité inutile, mais plutôt l’équilibre parfait des saveurs.
Le cœur des locaux bat pour la tradition
Pour savoir ce que les Italiens aiment par-dessus tout, il faut souvent regarder du côté du dimanche en famille. Si la pizza est adorée, c’est souvent vers les lasagnes à la bolognaise (ou « al forno ») que les suffrages se tournent pour les moments spéciaux. C’est le plat du réconfort par excellence, celui qui demande du temps, de la patience et beaucoup d’amour. On y retrouve des couches de pâtes fines, une sauce à la viande qui a mijoté toute la matinée et une béchamel onctueuse. C’est un mets qui incarne la générosité et qui, pour beaucoup de locaux, rappelle les souvenirs d’enfance et la cuisine de la « nonna ».
Un savoir-faire qui dépasse l’assiette
S’il fallait désigner la plus grande spécialité, on pourrait parler du Risotto, ce chef-d’œuvre de patience venu des régions du Nord. Contrairement aux pâtes que l’on jette dans l’eau bouillante, celui-ci exige une attention de chaque instant. Il faut choisir un riz spécifique, comme l’Arborio ou le Carnaroli, capable de libérer son amidon pour créer cette texture crémeuse si particulière sans jamais devenir de la bouillie. C’est sans doute la spécialité qui demande le plus de technique et de sensibilité thermique, illustrant parfaitement cette capacité italienne à transformer un ingrédient de base, le grain de riz, en une expérience gastronomique de haut vol.
Le déroulement d’un repas italien dans les règles de l’art
Rappelez-vous surtout, qu’un menu typique italien, si l’on veut vraiment manger comme là-bas, ne ressemble pas du tout à notre structure classique « entrée-plat-dessert ».
Il se décompose en plusieurs étapes bien rythmées.
On commence par les « Antipasti », ces petites mises en bouche pour s’ouvrir l’appétit, avant d’attaquer le « Primo Piatto », généralement des pâtes, un risotto ou une soupe.
Vient ensuite le « Secondo Piatto », qui est une viande ou un poisson, accompagné de son « Contorno », un petit plat de légumes à part.
On finit souvent par un peu de fromage ou un fruit, avant que le dessert et le café ne viennent clore la cérémonie. C’est un rythme qui permet de goûter à tout sans jamais se presser.
Cinq trésors méconnus pour bousculer vos habitudes
Si vous voulez vraiment honorer cette journée italienne, pourquoi ne pas délaisser votre éternelle pizza quatre fromages pour des saveurs plus confidentielles ? La gastronomie de la Botte regorge de pépites que l’on ne trouve pas à tous les coins de rue. On peut commencer par les Arancini, ces boules de riz frites venues tout droit de Sicile, croustillantes dehors et fondantes dedans, souvent farcies d’un ragoût de viande parfumé. Pour les amateurs de viande, la Porchetta est un incontournable : ce rôti de porc farci d’ail et d’herbes sauvages est une véritable explosion de textures.
Si vous cherchez quelque chose de plus fin, tournez-vous vers les Saltimboccas alla romana, où le veau et le jambon cru s’allient à la sauge pour une cuisson minute au vin blanc. Les végétariens, eux, ne jurent que par la Parmigiana di melanzane, ce mille-feuille d’aubergines et de parmesan qui ferait oublier n’importe quel steak. Enfin, pour les palais audacieux, le Vitello Tonnato offre un mélange terre-mer surprenant avec ses tranches de veau nappées d’une crème de thon et de câpres. Ces plats ne sont pas juste des alternatives, ce sont les véritables gardiens du temple de la tradition italienne.
Le mot de la fin pour les gourmands
Pour clore cette immersion chez nos voisins transalpins, on ne peut pas faire l’impasse sur les douceurs sucrées. Le Tiramisu reste la star incontestée, mais avez-vous déjà goûté une vraie Panna Cotta ou une Sfogliatella napolitaine ? Ce sont des petites merveilles de texture qui concluent admirablement n’importe quel festin. Et bien sûr, rien ne serait complet sans un véritable espresso. Un café serré, puissant, préparé avec précision, qui vient réveiller les papilles après un tel voyage gustatif. En ce samedi 17 janvier, laissez tomber vos plats préparés et prenez le temps de cuisiner ou de découvrir une table authentique. C’est le meilleur moyen de rendre hommage à cette culture millénaire.
Ce qu’il faut retenir :
Le 17 janvier, une date sacrée pour l’authenticité : Initiée par les chefs italiens exerçant à l’étranger (les « Itchefs »), cette journée internationale de la cuisine italienne coïncide avec la Saint-Antoine et vise à protéger les recettes originales contre les déclinaisons qui dénaturent l’héritage de la Botte.
La France, l’autre pays de la pizza : Avec 1,5 milliard d’unités englouties par an, les Français consomment environ 10 kg de pizza par personne, dépassant largement les Italiens (7,6 kg) sur leur propre terrain.
La science du menu parfait : Un vrai repas italien ne se résume pas à un plat unique mais suit un rythme précis : Antipasti, Primo Piatto (pâtes ou riz), Secondo Piatto (viande ou poisson) et son accompagnement.
Au-delà du duo classique : Si la Margherita et les Spaghetti sont des icônes, la richesse de cette cuisine réside aussi dans ses trésors régionaux comme les Arancini siciliens, la Porchetta ou l’étonnant Vitello Tonnato.
Le secret est dans la forme : Le choix d’une pâte (Penne, Fusilli, Linguine) n’est jamais esthétique ; chaque relief est une prouesse technique pensée pour accrocher la sauce de manière optimale.